« Un derby, ça se gagne »

Ce vendredi 1er octobre, Le Havre se déplace à Caen pour un derby Normand qui s’annonce brûlant. Défait la semaine dernière à domicile par le SOMB, Hugo Suhard ne tire pas encore la sonnette d’alarme.

La saison n’a pas commencé de la meilleure des façons (défaite 61-74 face à Boulogne-sur-Mer), ça met la pression directement sur ce deuxième match ?
Dans tous les cas la pression elle y était sur ce deuxième match : c’est un derby, Caen a les mêmes ambitions que nous. Après c’est vrai que l’on a pas commencé de la meilleure des manières, on a encore du boulot, des automatismes à trouver, pas mal de choses à travailler.

Qu’est-ce qu’il a manqué face au SOMB ?
Une seconde mi-temps. On était bien sur la première mi-temps, on était en place. Et sur la 2e, ça avait déjà été le cas à Rueil en Coupe de France, on a un peu craqué. Il ne faut pas enlever du crédit à Boulogne-sur-Mer, ils ont fait une très bonne seconde mi-temps, ils ont fait le match qu’il fallait. Mais nous actuellement on a besoin de travailler encore et de progresser en tant qu’équipe pour pouvoir enchainer ces matchs-là.

Le match contre Caen justement, en plus d’être un choc entre 2 équipes qui jouent le haut du classement, c’est un derby. Toujours spécial ?
C’est un derby, que ce soit d’un côté comme de l’autre il y a toujours une organisation particulière et beaucoup de communication autour de ce match pour ramener du monde et pour galvaniser les fans. Comme on dit, un derby ça se gagne, et au-delà de ça, avec la formule du championnat, on sait que si on finit dans le Top 5 et Caen aussi ce sont des victoires et des défaites qui comptent double. C’est avant tout pour cela que ce match est important.

Les cadres de la saison passée sont toujours là, c’était important de garder de la stabilité ?
Oui, la direction du club a voulu garder une certaine stabilité, mais aussi renforcer nos points faibles. Ça reste une nouvelle équipe, on  a changé nos postes 5 et postes 3 titulaires, il faut recréer une alchimie qui permette d’avancer et pourquoi pas de monter à la fin.

On a l’impression que le championnat est de plus en plus relevé, c’est un avis que tu partages ?
Clairement oui. Chaque année il y a entre 5 et 10 équipes qui prétendent à la montée. Ce n’était pas forcément le cas il y a quelques années, il n’y avait pas autant de moyens, il y avait moins d’équipes aussi. En tout cas de mon côté quand j’étais en Nationale 1 avant d’arriver au Havre il y avait 2,3 équipes qui voulaient clairement monter, et une poignée d’autres qui jouaient les outsiders. Maintenant beaucoup de clubs mettent de gros moyens et envisagent clairement la Pro B.